La collection de Bertram Rothe

Texte d'Ivan Farron, photographies d'Olivier Christinat, archives // mars 2005

 

200 x 130 mm, 80 pages, 16 pages couleur

ISBN 2-9700398-6-9

CHF 27.-

 

«Que dire d’un collectionneur de tableaux, si ce n’est ce que disent de lui, par l’oblique, les chefs-d’œuvre de sa collection? A la biographie événementielle d’un homme se substituerait ainsi une histoire (ou une géographie) de ses goûts, sans doute aussi intéressante que l’autre. Savoir que quelqu’un ne pleura pas devant tel tableau de Piero della Francesca n’en dit-il pas autant sur lui que la généalogie, forcément tronquée, de ses amours?
On ne relève, dans l’enfance de Bertram Rothe, nulle trace de ce roman familial dont la psychanalyse et le cinéma d’Hollywood sont si friands, mais qui en général n’explique rien, si ce n’est la psychanalyse ou le cinéma d’Hollywood. Nulle rivalité obscure avec le père ou folie maternelle par lui subies ne firent (ne font, ne feront) de Bertram Rothe un dictateur ou un magnat industriel à tendances compulsives. A-t-il brouillé définitivement les pistes afin de rendre impossible la tâche de ses futurs biographes? C’est fort probable. Il aima beaucoup ses parents et en fut aimé en retour, semble-t-il.»

Extrait du texte d'Ivan Farron